
Il a le charme du diable
Elle a la force des anges ...
Zofia,
Je te regarde dormir et Dieu que tu es belle. Tu te
retournes dans cette dernière nuit où tu frissonnes, je te
serre contre moi, je pose mon manteau sur toi, j'aurais
voulu pouvoir en mettre un sur tous tes hivers. Tes traits
sont tranquilles, je caresse ta joue, et, pour la première fois
de mon existence, je suis triste et heureux à la fois.
C'est la fin de notre moment, le début d'un souvenir qui
durera pour moi l'éternité. Il y avait en chacun de nous
tant d'accompli et tant d'inachevé quand nous étions réunis.
Je partirai au lever du jour, je m'éloignerai pas à pas,
pour profiter encore de chaque seconde de toi, jusqu'à
l'ultime instant. Je disparaîtrai derrière cet arbre pour me
rendre à la raison du pire. En les laissant m'abattre, nous
sonnerons la victoire des tiens et ils te pardonneront, quelles
que soient tes offenses. Rentre, mon amour, retourne dans
cette maison qui est la tienne et qui te va si bien. J'aurais
voulu toucher les murs de ta demeure à l'odeur de sel, voir
de tes fenêtres les matins qui se lèvent sur des horizons que
je ne connais pas, mais dont je sais qu'ils sont les tiens.
Tu as réussi l'impossible, tu as changé une part de moi. Je
voudrais désormais que ton corps me recouvre et ne plus
jamais voir la lumière que par le
prisme de tes yeux.
Là où tu n' existes pas, je n'existe plus. Nos mains
ensemble en inventaient une à dix doigts ; la tienne en se
posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque
tes yeux se fermaient, je m'endormais.
Ne sois pas triste, personne ne pourra voler nos
souvenirs. Il me suffit désormais de fermer mes paupières
pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me
mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors écoute :
où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les
sourires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix.
Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre
sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis.
Tu es mon Bachert,
Je t'aime
Elle a la force des anges ...
Zofia,
Je te regarde dormir et Dieu que tu es belle. Tu te
retournes dans cette dernière nuit où tu frissonnes, je te
serre contre moi, je pose mon manteau sur toi, j'aurais
voulu pouvoir en mettre un sur tous tes hivers. Tes traits
sont tranquilles, je caresse ta joue, et, pour la première fois
de mon existence, je suis triste et heureux à la fois.
C'est la fin de notre moment, le début d'un souvenir qui
durera pour moi l'éternité. Il y avait en chacun de nous
tant d'accompli et tant d'inachevé quand nous étions réunis.
Je partirai au lever du jour, je m'éloignerai pas à pas,
pour profiter encore de chaque seconde de toi, jusqu'à
l'ultime instant. Je disparaîtrai derrière cet arbre pour me
rendre à la raison du pire. En les laissant m'abattre, nous
sonnerons la victoire des tiens et ils te pardonneront, quelles
que soient tes offenses. Rentre, mon amour, retourne dans
cette maison qui est la tienne et qui te va si bien. J'aurais
voulu toucher les murs de ta demeure à l'odeur de sel, voir
de tes fenêtres les matins qui se lèvent sur des horizons que
je ne connais pas, mais dont je sais qu'ils sont les tiens.
Tu as réussi l'impossible, tu as changé une part de moi. Je
voudrais désormais que ton corps me recouvre et ne plus
jamais voir la lumière que par le
prisme de tes yeux.
Là où tu n' existes pas, je n'existe plus. Nos mains
ensemble en inventaient une à dix doigts ; la tienne en se
posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque
tes yeux se fermaient, je m'endormais.
Ne sois pas triste, personne ne pourra voler nos
souvenirs. Il me suffit désormais de fermer mes paupières
pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me
mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors écoute :
où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les
sourires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix.
Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre
sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis.
Tu es mon Bachert,
Je t'aime
Lucas
